Calcul reproductible
Calculer une révision annuelle à l’IRL
Renseignez le loyer hors charges et le trimestre qui correspond à votre bail. Le résultat détaille le rapport entre deux indices du même trimestre, sur deux années consécutives.
Périmètre : résidence principale du parc privé, bail ordinaire, métropole continentale, DPE valide A à E. La vérification des conditions précède le calcul. Aucune donnée saisie n’est envoyée ou enregistrée par cet outil.
Aucun trimestre ni indice n’est présumé. Complétez les conditions et les chiffres, puis lancez le calcul.
Ce résultat ne déclenche aucune révision, n’établit aucun rappel et ne certifie pas la conformité du bail ou du loyer initial. Contrôlez séparément la date de demande, la clause, le DPE et les règles d’encadrement applicables. Les charges et le dépôt de garantie restent hors de ce calcul.
Quand la révision est possible
Une clause du bail doit autoriser la révision annuelle. Elle s'applique à la date convenue ou, si aucune date n'est précisée, à l'anniversaire du contrat. Sans cette clause, l'augmentation annuelle par l'IRL n'est pas permise. Une éventuelle majoration convenue pour des travaux relève de conditions distinctes.
La révision intervient au maximum une fois par an, à la date convenue dans le bail. Elle n'est jamais automatique : le bailleur doit la mettre en œuvre, généralement par une information adressée au locataire.
Le calcul avec l'IRL
L'IRL est un indice trimestriel publié par l'INSEE. Le nouveau loyer se déduit d'une règle de proportionnalité simple appliquée à l'indice.
- Nouveau loyer hors charges = loyer hors charges actuel × IRL du trimestre de référence applicable à la révision / IRL du même trimestre de l'année précédente
- L'indice de référence est celui prévu au contrat, à défaut le dernier publié à la date de signature
- La révision ne peut porter que sur le loyer, jamais sur le dépôt de garantie
- En métropole, aucune révision n'est permise pour les logements classés F ou G dont le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022 ; les autres règles d'encadrement restent applicables
Délai pour appliquer la révision
À partir de l'échéance annuelle, le propriétaire dispose d'un an pour demander la révision. Le loyer révisé ne court qu'à partir de sa demande : aucun supplément ne peut être réclamé pour les mois précédents. Si cette année s'écoule sans demande, la révision de cette échéance est perdue ; elle ne se cumule pas avec celle d'une échéance ultérieure.
Un suivi régulier de la publication trimestrielle de l'IRL évite d'oublier une échéance. AD GESTION calcule et applique les révisions annuelles pour les baux qu'elle administre.
Quel IRL choisir : le trimestre du bail, pas celui de la consultation
Commencez par la clause d’indexation et la date de révision. Relevez le trimestre de référence et les années comparées dans deux colonnes : ancien indice au dénominateur, nouvel indice au numérateur. Si le bail ne fixe pas ce trimestre, Service Public renvoie au dernier IRL publié lors de la signature. Un indice devenu disponible depuis cette signature ne remplace donc pas librement la référence initiale.
Pour éviter de mélanger les séries, notre outil ne couvre que la métropole continentale. L’INSEE publie des niveaux distincts pour la Corse et les collectivités ultramarines concernées. Copier un indice d’un autre territoire, même accompagné d’un pourcentage annuel voisin, fausse le rapport. Les couples proposés sont des observations historiques, sans déduction automatique du trimestre de votre contrat.
| Trimestre | Ancien indice | Nouvel indice | Publication du nouvel indice |
|---|---|---|---|
| T4 | 2024 : 144,64 | 2025 : 145,78 | 15 janvier 2026 |
| T1 | 2025 : 145,47 | 2026 : 146,60 | 15 avril 2026 |
| T2 | 2025 : 146,68 | 2026 : 148,37 | 10 juillet 2026 |
| T3 | 2025 : 145,77 | 2026 : 148,06 | 15 octobre 2026 |
Un calcul reproductible jusqu’au centime
Exemple pédagogique, sans dossier client : retenons un loyer fictif de 600 € hors charges, le deuxième trimestre comme référence et les indices publics INSEE 146,68 pour 2025 et 148,37 pour 2026. Le calcul donne 600 × 148,37 ÷ 146,68 = 606,91 € après arrondi au centime, soit 6,91 € d’écart mensuel. Le résultat ne constitue pas une demande adressée au locataire.
Conservez les niveaux d’indice jusqu’au calcul final. Le taux annuel affiché dans un communiqué est lui-même arrondi : il facilite la lecture, mais peut créer un écart de centime si on le multiplie directement par le loyer. Avec un autre loyer fictif de 1 000 € et le couple T3 2025/T3 2026, la formule 1 000 × 148,06 ÷ 145,77 donne 1 015,71 €. Utiliser directement +1,57 % donnerait 1 015,70 €. L’outil arrondit le résultat monétaire final, pas le rapport intermédiaire.
Séparer loyer, charges et date d’application
Selon Service Public, la base saisie est le loyer hors charges, y compris le complément de loyer lorsqu’il existe. Ne saisissez pas le total de la quittance. Les provisions pour charges relèvent de leur décompte et de leur régularisation ; elles ne deviennent pas une hausse de loyer. Un forfait de charges en location meublée peut avoir sa propre révision selon les conditions applicables : notre outil le laisse volontairement à part pour éviter de confondre les postes.
Avant toute notification, préparez une ligne de contrôle avec l’échéance prévue au bail, la date de votre demande, les deux publications d’indice et le détail du montant. Une simulation arithmétique ne prouve ni que le délai est respecté ni qu’une hausse peut être appliquée à un logement donné. La règle de non-rétroactivité interdit de transformer un résultat mensuel en rappel pour les mois antérieurs à la demande.
Ce que le calculateur refuse de déduire
Le trimestre, la clause de révision et le DPE ne sont jamais devinés à partir de la commune ou d’un montant de loyer. Une réponse inconnue laisse le calcul bloqué. Les valeurs de la table INSEE contrôlée sont rapprochées des indices saisis : une erreur de territoire ou de transcription sur ces périodes est signalée. Pour les autres périodes, l’utilisateur doit vérifier la publication officielle ; aucune valeur n’est extrapolée.
Les logements F ou G, les baux mobilité, les logements sociaux ou conventionnés Anah, le régime de 1948, la Corse et l’outre-mer restent hors de cette simulation. Une classe A à E n’est pas, à elle seule, un certificat de conformité. Enfin, la révision annuelle en cours de bail et l’encadrement à la fixation du loyer répondent à des questions différentes : obtenir un résultat IRL ne valide pas le loyer de départ ni un éventuel complément.
Une échéance, une demande : matérialiser la fin du délai
Service Public illustre le délai avec une échéance au 13 mars 2026 : la demande peut intervenir jusqu’au 12 mars 2027. Si elle n’est formulée que le 13 juin 2026, elle ne permet pas de réclamer la hausse pour la période antérieure à cette demande. Le mois du calcul et l’année portée sur l’indice ne remplacent donc pas le contrôle de l’échéance contractuelle.
Conservez le bail, la publication des deux indices utilisés, le calcul et la trace de la demande. Le calculateur n’examine pas ces pièces : la réponse relative au délai est déclarative. Il ne fabrique ni courrier, ni quittance, ni arriéré. En cas de doute sur une ancienne révision, vérifiez son historique au lieu de rapprocher directement un indice ancien de plusieurs années et l’indice actuel.
Questions fréquentes
Le loyer peut-il être révisé sans clause dans le bail ?
Non pour la révision annuelle par l'IRL : une clause doit l'autoriser. Même lorsqu'elle existe, il faut vérifier le trimestre de référence et les restrictions applicables au logement, notamment le gel des loyers des logements F ou G concernés. Les autres mécanismes légaux d'évolution du loyer ont leurs propres conditions.
Que se passe-t-il si le bailleur oublie de réviser le loyer ?
Il peut encore la demander pendant l'année qui suit l'échéance, mais le nouveau montant ne s'applique qu'à partir de cette demande. Une fois le délai expiré, cette révision annuelle est perdue. La révision d'une échéance suivante reste possible si ses conditions sont réunies, sans rattrapage de celle qui a été omise.
Faut-il utiliser le dernier IRL publié pour tous les baux ?
Non. Il faut respecter la référence prévue au bail ou, à défaut, celle du dernier indice publié lors de sa signature. Le couple T3 2025/T3 2026, par exemple 145,77 et 148,06 pour la métropole continentale, ne convient pas à un contrat dont la référence est le deuxième trimestre. Les deux valeurs doivent porter sur le même trimestre et des années consécutives.
Comment vérifier concrètement le montant d’une révision ?
Relevez le loyer hors charges, l’ancien indice et le nouvel indice, puis gardez leur rapport jusqu’à l’arrondi final. Exemple pédagogique : 600 € × 148,37 (T2 2026) ÷ 146,68 (T2 2025) = 606,91 €. L’écart est de 6,91 € par mois. Ce calcul suppose que les conditions du bail, le DPE et le délai de demande ont été vérifiés séparément.
Dois-je entrer le montant total de la quittance ?
Non : indiquez le loyer mensuel hors charges, complément de loyer compris s’il existe. Écartez les provisions, les forfaits de charges et le dépôt de garantie. La possible révision d’un forfait en meublé doit être étudiée séparément ; l’outil ne transforme pas automatiquement les charges en loyer indexé.
Pourquoi aucun résultat ne s’affiche pour un DPE F ou G ?
L’outil exclut ces logements pour éviter de présenter un calcul comme une autorisation d’augmenter. En métropole, la révision est interdite pour un logement F ou G dont le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022. La seule date initiale de signature ne suffit donc pas : les renouvellements et reconductions doivent aussi être examinés. Un bail plus ancien nécessite une vérification distincte.
Ce guide présente des informations générales à jour du droit en vigueur, sans valeur de conseil juridique ou fiscal personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre bien, échangeons.
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